"ce que nous sommes"

"ce que nous sommes"

Les filles, ça parlent tout le temps!
De
s barbies à 6 ans, des garçons à 10 ans, des séries à 13, de l'amour quand il arrive, du sexe par la suite. On est toutes pareils. Alors pourquoi tout le monde ne pourrait pas en profiter?
Le but est de parler de tout sans tabous. Et si vous avez dez idées, laissez-les et on en fera un article!
Merci d'être passé et bisous!

# Posté le samedi 08 avril 2006 04:43

"Meilleures amies" épisode 1

"Meilleures amies" épisode 1

Un samedi soir, chez moi. Trois copines et des histoires d'amitié:

E.: Ca fait longtemps que je l'ai pas vu,
mais elle compte venir cette été.

S.: Tu la connais depuis longtemps?

B.: Vas-y! Racontes nous!
C'est beau les histoires de rencontre.

E.: Ben! J'ai 24 ans,... je la connais depuis
... 18 ans passés! P*t**n! Déjà! On s'est rencontré
à la rentrée de 1e année, ou CP pour vous.

S.: Et?...

E.: Et... On était assise côte à côte. On a parlé
et on s'est jamais quittées! Et vous?
Votre rencontre avec votre meilleure amie.


.......

# Posté le dimanche 09 avril 2006 08:16

"Nous et notre Sac à main"

"Nous et notre Sac à main"

Par Sophie Hénaff

On dit du sac à main que
c'est un accessoire. A
mon avis, c'est plutôt un
essentiel.

Quand j'oublie mon sac, je suis assez embêtée.
Pour me
montrer parfaitement honnête, j'ai
mêm
e un mal fou à m'en séparer. Chez le coiffeur,
par exemple, quand on me tient la main avec la
ferme intention de me barrasser, je marque toujours
u
n temps d'hésitation. ils vont le ranger? Et ils
comptent en faire quoi, d'abord. Si jamais j'en ai besoin
au b
ac à shampooing? C'est bien sûr qu'ils me le rendent
a
près. C'est vrai, on ne sait jamais.
Il
faut me comprendre, dans mon sac, je transporte toute
ma
vie: portable, portefeuille, porte monnaie, porte-
cartes, porte-clés, pas encore porte du salon, mais ça ne
d
evrait pas tarder, cigarettes, briquet, agenda, plan de la
vil
le, poudrier, rouge à lèvres, brosse à dents, Tic Tac, un
bout
de ficelle, trois prospectus en boules, un paquet de
Kl
eenex et un bouton qui ne paraît manquer à aucun de
mes
vêtements, mais, dans le doute, je garde. je n'ai
enc
ore jamais trouvé d'hippocampe dans mon sac, mais
c'est
parce qu'ils ont besoin d'eau.

Mon sac n'est pas toujours aussi plein. Il m'arrive même
de p
ratiquer une version épurée et hyper zen, à la limite
du jardi
n japonais. En géneral, il s'agit du jour suivant
l'achat d'u
n nouveau sac. Il est là, devant moi, tout beau,
tout propre,
tel une terre jamais explorée. J'inventorie
l'
espace et, précautionnement, j'accorde sa poche à
ch
aque objet: mon téléphone va ici, ma monnaie là, et
mon
stylo se cale dans ce coin. Pur instant d'ordre et de
paix, m
a béatitude s'appelle Longchamp. Puis, dans les
trois jours, l
e premier ticket de carte bleue froissé signe le
coup d'envoi
du chaos. Les poches s'inversent, comme
par magie, et une louve n'y retrouverait pas ses petits,
même
s'ils sonnent et qu'elle aimerait bien décrocher.
M
on nouveau sac est comme ma nouvelle année; les
bonnes résolu
tions se heurtent à la dure réalité.
Dès lor
s, mon sac s'adapte à chaque situation: il recrache
ce qu'il ve
ut, quand il veut. En règle générale, une boîte
de Tampax en p
lein entretien, ou mon poudrier sur la
table de
s dîners aux chandelles (ouvert, le poudrier, c'est
l'impitoy
able loi de la nature: tout ce qui peut s'ouvrir
s'ouvrira, et se répandra).
C
'est dans ce genre de contexte que l'Etat farceur met en
pla
ce des plans Vigipirate. Sous prétexte de sécurité
nationale,
ces campagnes de fouilles visent en vérité a me
contrarier per
sonnellement. Je ne peux plus fréquenter
le mo
indre espace public sans que le premier uniforme
venu
glisse son oeil rigolard dans mon fatras. Et m'affirme
avec a
udace que "Non, non mademoiselle, on ne
peut pas entr
er dans un palais de justice avec une bombe
lac
rymogène". Ni dans un avion, ni dans un théâtre. Où
alor
s? D'autant que ces policiers ne font jamais vestiaire,
et je m
e retrouve à planquer ma bombe dans les buissons.
Remarquez, dans las buissons ou au fond de mon sac, ça
revient
un peu au même. Si un patibulaire s'avançait un
jour, j'aur
ais du mal à lui expliquer: "Attendez, excusez-
moi une second
e, je cherche."

Aussi, pour limiter les dégâts, j'ai tenté une incursion du
côté d
es minisacs. Tellement minis que je pouvais juste y
glisser mon age
nda. Honnêtement, j'avais aussi vite fait
de coller
deux lanières à mon Filofax. Puis, pour bien
penser chacun de mes dépôts, j'ai opté pour un de ces élégants
modèl
es dotés d'un joli cadenas sur la fermeture. Mais la
clé du cadena
s, je la mets où? Dans mon sac?
P
arallèlement, je ne sais pas comment les hommes font
pou
r trimballer leurs clés, leur portable et leur porte-
feuille. Je dis les hommes en général, parce que le mien,
je sais: il
colle tout son barda dans mon sac. La dernière
fois, j
'ai refusé d'obtempérer ("Non. Mon sac est petit,
mon sac est plein, t'as qu'à déformer tes poches ou
accro
cher tes clés en sautoir, t'auras l'air d'un rap-
peur"). I
l a menacé de m'offrir un sac plus grand. J'ai
immédiatem
ent trouvé de la place. Je ne veux surtout
pas de ce genre de cadeau. D'abord, un sac, c'est per-
sonnel. On l
e promène tous les jours, et en vue, de sur-
croît.
Donc, je veux bien honorer les présents de mon
mâle attentionné, mais je refuse de me ridiculiser avec
un machin i
nforme contenance 150 litres décoré pail-
lettes
pour la note féminine. Car Biquet me choisira un
tr
uc grand, d'accord, mais surtout, maître concept
masculin: fonct
ionnel. Ce qui n'a aucun rapport avec
un sac s
usceptible de me plaire.

# Posté le mardi 11 avril 2006 17:56

"Nous n'avons plus le monopole de décision"

"Nous n'avons plus le monopole de décision"
Par C. Bittner

Rappellez-vous! Ou demandez à votre mère.
Il y a encore 5 ans, c'était à nous ( les filles!) de refuser de succomber au charme de ses joyeux drilles le premier soir.
Mais de nos jours, selon leurs dires bien sûr!, ils ont également leur mot à dire.
Bonne nouvelle, me direz vous. Pas si sûr!
Alors qu'il nous a fallu des années pour que nous nous rendions compte que prendre notre pied le premier soir n'était pas synonyme de légèreté, ces messieurs voudraient aujourd'hui nous refuser le droit de nous conduire, comme nos parents nous l'ont toujours déconseillés (mais aussi comme on a toujours rêvé de le faire!!), comme des "méchantes filles".
Dans ce cas là, le plus simple est encore de chercher à savoir qui ils sont pour ne pas tomber sur l'un d'eux les soirs d'"ouverture"!
Le prudent qui ne veut rien brusquer.
Prendre son temps lui permet de
dompter ses peurs et sa partenaire.
Il est comme ça car il lit la presse
féminine et ne veut pas que sa
partenaire se sente catégorisée
comme "facile". Il cherche à faire
bonne impression et à décupler ses
performances. Il va jusqu'à attendre
que son calçon fétiche soit propre
pour passer à l'acte.
Les garçons aussi sont émotifs. C'est le
type même de l'amoureux. Dans le sens
où il lie sentiment et sexualité. Tout d'abord,
il a peur de blesser. Y aller progressivement,
mettre la fille à l'aise, permet de préserver
la relation. Ensuite, c'est une sécurité pour
lui aussi. Il ne veut pas que la précipitation
mène au fiasco. La pur de l'échec est
importante chez les hommes, d'autant
quand ils choisissent une fille qui leur plaît.
Ils ont peur d'être débordés par leurs émotions
et leurs sentiments. Cela leur permet d'être
en confiance.
Le converti à la logique féminine
A force de voir les filles le faire patienter,
il a fini par se dire que ce n'était pas si
bête comme idée.
La plupart du temps, ce sont des hommes
qui ont déjà une certaine expérience. Il
pense comme nous pensions ("L'amour le
premier soir, c'est construire sur tout, sauf
sur des sentiments!!").
Ce sont des hommes dont les désirs ont
évolués: après une phase d'amusement,
il a fait expérience de ce qu'il a vécu pour
devenir homme. Refuser de coucher le
premier soir semble être une preuve de
construction personnelle: on se maîtrise
mieux, on a davantage envie de découvrir
l'autre
et de s'adapter à ses désirs. Et
c'est un fait que l'imaginaire féminin est,
en général, basé sur une rencontre
progressive. Voilà pourquoi il attend.
C'est une façon de dire: avec toi, je
n'entre pas dans le même type d'histoire.

Cette distance lui permet de mieux être
à l'écoute.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 11 avril 2006 18:47

Modifié le mercredi 12 avril 2006 13:17

"Nous n'avons plus le monopole de décision" ... Bis

"Nous n'avons plus le monopole de décision" ... Bis
Par C. Bittner
L'adepte du sexe tantrique
Les préliminaires, il est expert. Avec
lui, ils peuvent durer des semaines. Et,
en plus, il aime ça.
Ce sont des hommes qui préfère y aller
très progressivement. Il commnce à
explorer le premier soir, mais ne vont pas
se lancer jusqu'à ce que nous le lui
demandons. Et encore, ils attendent
certaines fois qu'on les supplie.
Certaines valeurs ont été érigées comme
féminines sans raison. L'homme peut être
tendre, tout comme la femme peut aimer
s'affirmer. Néanmoins, pour la plupart des
hommes, les préliminaires sont une preuve
d'abnégation
car ils n'y trouvent pas les
mêmes sensations. Ceux qui aiment ça sont
de meilleurs séducteurs. Ils ont compris qu'il
plait aux femmes d'être préparées et ils se
calquent sur les désirs féminins. A cela peut
s'ajouter un moyen de cacher ses faiblesses.
Ils amènent leurs partenaires à suivre leur
rhytme. Le tantrisme est basé sur une relation
maître-élève où l'un conduits et l'autre
s'abandonne. Une parfaite couverture,
performante qui plus est.
Le fragile qui ne se sent pas prêt
Il est sensible et il a le courage de le
dire. Attention, ne pas brusquer.
La plupart du temps, ce sont des
hommes qui sortent d'une histoire
particulièrement difficile. Ils n'ont
tout simplement pas fait le deuil de
cette dernière. Certains ont trouver
une excuse. C'est peut être vrai,
mais c'est aussi un alibi facile pour
cacher d'autres raisons moins
avouables. Ils prennent le risque
d'exposer le pourquoi de leur fragilité,
leur partenaire est touchée et tous
les deux se libèrent pour la fois
suivante.

# Posté le mercredi 12 avril 2006 12:39

Modifié le mercredi 12 avril 2006 13:17